Colloque pluridisciplinaire international
La restitution des savoirs
5 - 7 septembre 2011, Genève (Suisse)
Date limite des propositions : 15 mars 2011
organisé parAssociation Internationale des Sociologues de Langue Française (AISLF)
Comité de recherche 14 "Sociologie de la connaissance"
Équipe de recherche Approche Compréhensive des Représentations et de l’Action(ACRA),
membre du Laboratoire Recherche-Intervention-Formation-Travail (RIFT)
Faculté de Psychologie et des Sciences de l'Education,
Section des Sciences de l'éducation,Université de Genève
Préalables
Dans l’ensemble de ses travaux, le Comité de Recherche 14 "Sociologie de laconnaissance" de l’Association Internationale des Sociologues de Langue Française (AISLF) a abordé différentes étapes d’une démarche de recherche. Suite au Colloque de Poitiers (juin 2001 : Construction et déconstruction de la réalité), au Colloque de Besançon (mai 2003 : De l'interprétation) et au Colloque de Genève (septembre 2006 : Fonction émancipatoire de la connaissance et construction sociale des émotions etdes sentiments), l’objectif du CR 14 consiste pour le présent Colloque à se centrer sur la restitution des savoirs. Cette thématique permettra d’ouvrir les rencontres ultérieures du CR 14 en vue du XIXème congrès de l’AISLF qui se tiendra à Rabat du 2 au 6 juillet 2012 et intitulé Penser l’incertain.
Thématique du Colloque
La restitution des savoirs sera investiguée, à l’instar des précédents Colloques, dans un souci d’articulation entre dimensions épistémologiques, méthodologiques et empiriques. Le CR 14 tient par ailleurs à favoriser un regard interdisciplinaire et à développer une perspective critique. La restitution des savoirs pose notamment les questions suivantes :
- Pourquoi restituer ? Restituer, pour quoi ?
- Restituer quoi, comment, à qui, quand ?
À l’intérieur de la conception dominante de l’activité scientifique (incarnée par la raison expérimentale1), la restitution des savoirs relève de la phase finale du travail de recherche, voire d’une étape ultérieure à ce dernier. Les chercheurs et chercheuses se focalisent exclusivement sur les résultats de la recherche conçus comme l’aboutissement d’un cheminement linéaire. Dans cette perspective, les questions que pose la restitution ne font pas l’objet d’une problématisation intégrée à celle qui préside à l’organisation de l’ensemble d’une démarche de recherche. Les organisateurs-trices de ce Colloque invitent les chercheurs-euses à dépasser cette conception dominante de l’activité scientifique en traitant la restitution des savoirs en tant que processus traversant toutes les étapes d’une démarche de recherche. Cela implique d’articuler ces questions aux dimensions relatives à l’utilité et l’usage des savoirs ; à la transmission des connaissances ; aux formes de la restitution ; à ses destinataires ; aux rapports entre recherche et enseignement.
Si la raison interprétative2 apparaît comme la perspective épistémologique la plus propice à la prise en charge de ces dimensions, d’autres postures pourront également s’intégrer dans ce colloque, de même que d’autres champs que celui de l’activité scientifique, le domaine artistique par exemple.
Axes
Cinq axes structurent le Colloque :
- Utilité et usages des savoirs produits (pour quoi)
La question du pourquoi renvoie à l’insertion des chercheurs et chercheuses dans la cité savante et à la nécessité de la transmission des connaissances scientifiques. La question du pour quoi concerne l’utilité et les usages des savoirs produits. Elle interroge la responsabilité des chercheurs-euses sous l’angle de leur engagement dans le monde. Quelles sont les conséquences des connaissances ou des oeuvres que nous produisons ? Est-il possible d’en orienter les usages ?
- Objet de la restitution (quoi)
Cet axe s’intéresse à ce qui est restitué. S’agit-il des produits de la connaissance, du processus de construction d’une recherche, des questionnements ou obstacles survenus en 3 cours de route, des découvertes imprévues ? La restitution des savoirs ne dépasse-t-elle pas, en outre, la question des résultats et des démarches pour inclure également celle des fondements théoriques sollicités au moment de la genèse d’une recherche et à celui de l’interprétation ? En ce sens, une attention portée à l’objet de la restitution mène à s’interroger sur la lecture, la sélection, l’utilisation et l’enseignement des systèmes de pensées, au sein desquels coexistent références théoriques, représentations et interprétations.
- Restitution et temporalité de la recherche (quand)
Cet axe porte sur l’inscription temporelle de la restitution dans l’ensemble du processus de recherche. À quel(s) moment(s) a-t-elle lieu ?
- Modalités de la restitution (comment)
Cet axe invite à questionner les formes de la restitution. Si l’article scientifique constitue le référent central en la matière, quels autres supports, en dehors de l’écriture, peut-on envisager pour repenser la restitution ?
- Restitution et destinataires (à qui)
Cet axe aborde les publics auxquels est adressée la restitution. S’agit-il des pairs, de la cité, des personnes à la source des enquêtes ?
Éléments d’organisation
Le Colloque s’adresse au public des chercheurs et chercheuses, praticien-ne(s), en sciences socio-humaines. Il s’adresse également à des personnes questionnant leur posture de recherche dans les sciences naturelles et dans le champ artistique.
Renseignements pratiques
Le Colloque se tiendra dans les locaux de la Faculté de Psychologie et des Sciences del'éducation de l'Université de Genève (site Uni-Mail ; salles R 060 et R 070), Université deGenève FPSE - Uni Mail 40, bd du Pont-d’Arve CH - 1205 Genève
Pour tout renseignement complémentaire, contacter :
Caroline.Dayer@unige.chUniversité de Genève FPSE - Uni Mail 40, bd du Pont-d’Arve CH - 1205 Genève
Appel à contribution
Les propositions de contribution devront être adressées, par mél., au plus tard le 15 mars
2011 à Caroline Dayer
Nom :
Prénom :
Adresse email :
Adresse postale professionnelle :
Adresse postale privée :
N° tél professionnel :
N° tél privé :
Fonction :
Institution :
Discipline -s :
Titre de la contribution
Mots-clés (maximum 5)
Résumé de la contribution (maximum 500 mots)
Brève bibliographie
Source Caroline Dayer < Caroline.Dayer@unige.ch>
- La raison expérimentale réfère au positivisme dont la tradition remonte à Auguste Comte.
- La raison interprétative renvoie au paradigme compréhensif ou herméneutique.
- Cet axe invite à explorer l’idée de sérendipité qui renvoie à l’art de faire des trouvailles, de découvrir, inventer et créer ce à quoi on ne s’attend pas.