Conférences CIRFIP 2012 Actualités Matinée de réflexion et de débats : Responsabilité sociale des entreprises et formation - Mardi 22 novembre 2011 - 9h/13h - Paris

XIXème congrès de l’AISLF - « Penser l’incertain »

Rabat, Maroc, 2-6 juillet 2012



Se substituant à la thématique du changement dans les organisations, l’émergence de l’incertain vient interpeller l’incessant mouvement de rationalisation, les modes de gouvernance, mais également les stratégies d’acteurs dans les organisations productives. De l’incertain à l’insécurité, de l’inédit à l’incertitude, toutes ces notions sont convoquées pour saisir le renouvellement des cadres d’action au niveau des entreprises (modes d’organisation, de gestion, NTIC…), mais aussi les transformations à  un niveau plus macro de société mondialisée.

De quelle manière l’entreprise contribue-t-elle à la construction de société, au moment où bon nombre de pays sont traversées par des mouvements sociaux de grande ampleur interpellant les politiques mais aussi les acteurs économiques sur les ressorts d’une société soutenable et moins inégalitaire ?

Comment rendre compte de la manière dont la mondialisation progresse, de ses processus de destruction créatrice et de ses impacts sociaux ?


Les travaux de différentes disciplines et de regards pluriels devrait permettre d’identifier, ce qui peut permettre de faire face à l’incertain : poches de résistances à la dilution du lien social, ancrages identitaires, scènes de reconnaissance au, dans, et par le travail…


Plusieurs lignes de débats traverseront les 7 sessions de CR 22, certaines seront communes avec des CR voisins :



1/  L’accélération et les modes de transformation des univers productifs

Située à l’échelle quasi-planétaire, la transformation des univers productifs se décline au niveau des activités de travail, des structures et statuts d’emploi ou des politiques de gestion des ressources humaines. Pour autant, l’accélération des changements, ne doit pas occulterque des espaces locaux de coopération au travail continuent de se déployer et que les formes de reconnaissance côtoient le déni de l’engagement au travail.


2/ Les résistances identitaires à l’incertain

Elles invitent à analyser le poids des cultures régionales ou locales, à travers de nouvelles approches, telles que l’inter-culturalité ou la confrontation culturelle. A un niveau plus local, les ancrages identitaires qu’ils soient de type professionnels, catégoriels, d’entreprise ou territoriaux manifestent la vigueur des formes de résistances à une société  de travail en quête de sens.


3/ La responsabilité sociale de l’entreprise face à des fractures sociales accrues

La « nouvelle question sociale mondiale » s’exprime à travers l’accroissement des inégalités, de la violence et l’extension de la pauvreté, dans des mondes de plus en plus polarisés. La question des responsabilités sociales de l’entreprise ouvre un nouveau champ d’application dans sa capacité à construire du lien social durable.


4/ Déséquilibres territoriaux et équilibres de vie

Les mutations qui affectent les équilibres démographiques, les mouvements migratoires et les redécoupages territoriaux, invitent à comprendre la complexité de processus de «mondialisation par le haut» mais aussi de «mondialisation par le bas».

A l’échelle de territoires plus restreints, la question des ancrages devient cruciale pour construire des formes de conciliation au travail et hors travail plus équilibrés. L’entreprise est questionnée dans ses modalités de gestion et d’aménagement des temps de travail et des trajectoires professionnelles.


5/ Les dynamiques sociologiques de la mondialisation

Les Institutions internationalesainsi que les pratiques de coopération inter-gouvernementales sont, aussi, au cœur de dynamiques communes de la mondialisation. Une sociologie de ces dynamiques reste naissante, alors qu’elle demeure cruciale pour comprendre les formes de coopération qui émergent au niveau des « nouvelles élites globales ».


6/ L’intervention sociologique : un réducteur d’incertitude ?

Pour les acteurs sociaux, adossant leur pratique d’intervention à des clés de compréhension sociologique, l’incertain représente tout autant une source de tensions et de malaise dans les organisations, qu’une opportunité de travailler le sens de l’action commune.


7/ Le travail dans le capitalisme financier
Session conjointe avec le CR 19 Sociologie clinique et le CR 15 Sociologie du travail

Le passage du capitalisme industriel au capitalisme financier s'est accompagné d'une transformation des organisations du travail. Cet atelier cherche à décrire et analyser les rapports sociaux entre les professionnels de la finance, ceux de l'organisation (dirigeants, managers, encadrants) et les autres travailleurs.
Comment comprendre la financiarisation des entreprises ? Dans quelle mesure est-ce que la logique financière impose ses normes aux dirigeants et modifie leur action (réorganisation en vue d'améliorer des résultats à court terme, accélération des délocalisations de capitaux et d'emplois, regroupement, modernisation, fusion, sous-traitance, flexibilité, ...) ? Quelles sont les caractéristiques sociologiques du travail et de son organisation sociale dans ce contexte ? Quelles résistances sont perceptibles du côté des dirigeants, de l'encadrement, des ouvriers et employés ?


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