La facilitation des changements organisationnels
Méthodes, outils, modèles Jacques BEC, François GRANIER, Jacky SINGERYL'Harmattan, 2007

Si nombre d’ouvrages consacrés aux organisations mettent en avant le fait que celles-ci sont dans l’obligation pour se développer, voire simplement pour subsister, de conduire des changements, rares sont ceux qui s’engagent dans une analyse des processus qui seraient pertinents pour réussir. Les responsables d’entreprises ou de services publics se voient proposés soit des cadres d’analyse diversifiés, notamment pour comprendre le fonctionnement des ensembles organisés dédiés à la production de biens ou de services, soit des outils censés vaincre « les résistances aux changements » qui inhiberaient les acteurs. Les premiers, le plus souvent issus des travaux d’enseignants - chercheurs, abordent rarement la mise en œuvre d’actions concrètes. Les seconds, rédigés plutôt par des consultants expérimentés, sont généralement présentés comme la formalisation de la maîtrise d’une pratique éprouvée, fondée sur une méthode ou un outil. A l’approche systémique mise en avant par les uns, semble s’opposer des représentations plutôt univoques de l’action des autres. Sur la base de nos pratiques professionnelles de responsables d’organisations, de recherches conduites et d’enseignements dispensés, nous avons pu mesurer combien il était nécessaire pour mener avec quelques chances de succès des actions de combiner des diagnostics diversifiés et une conduite processuelle des changements. La facilitation des changements dans les ensembles humains s’appuie donc sur la reconnaissance irréductible de la complexité des systèmes organisés et sur une grande modestie dans le pilotage des évolutions de ceux-ci. Elle n’est ni une théorie éthérée, ni une pratique empirique. Elle s’affirme comme « un art du possible » qui vise à répondre aux exigences économiques auxquelles les organisations doivent faire face par un développement plus harmonieux des relations sociales.
Sommaire :Préface : Michel Lallement,
Professeur titulaire de la chaire d’analyse sociologique du travail au CNAM, co-directeur du LISE – CNRSChapitre I : Pourquoi la facilitation ? - J. Singéry
Chapitre II : Pistes théoriques et méthodologiques pour la facilitation - J. Singéry
Chapitre III : Quels concepts clefs au service de la facilitation ? - J. Bec
Chapitre IV : Changements et facilitation : premiers outils - F. Granier
Chapitre V : Les quatre temps d’un processus de facilitation - F. Granier
Chapitre VI : Quelques outils et méthodes pour la facilitation des processus de changement - J. Bec
Chapitre VII : Eclairer des processus de changement - F. Granier
Chapitre VIII : Une étude de cas - F. Granier Conclusion
Les auteurs : Jacques Bec, chargé d’Inspection en apprentissage (enseignement agricole) pour les régions Provence Alpes et Côte d’Azur et Corse. A occupé différents postes au sein des services du Ministère de l’Agriculture et a participé à plusieurs missions de coopération internationale.François Granier, responsable des études de l’Observatoire des missions et des métiers du ministère chargé de l’agriculture, membre du Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique (CNRS – LISE) et du comité de rédaction de la revue « Sociologies pratiques »).Jacky Singéry, maître de Conférences à l’UFR de Psychologie à l’Université de Provence. Responsable du diplôme de troisième cycle de psychologie industrielle (DPSI), il assure en outre des interventions auprès de cadres des différentes fonctions publiques dans des dispositifs de formation interministériels.
Dernière modification : 08/01/2009