L'entreprise au bord de la crise de nerfs


Mercredi 22 octobre 2008

18h-20h

Centre Sèvres - 35 bis rue de Sèvres 75006 PARIS (métro Sèvres-Babylone)

L’entreprise au bord de la crise de nerfs.
Comment intervenir en sociologue sur les risques psychosociaux ?




Marc LORIOL, sociologue, Chargé de recherche au CNRS, Laboratoire Georges Friedmann (Paris 1), auteur de "Je stresse donc je suis", Mots et Cie, 2006 - "Le temps de la fatigue - La gestion sociale du mal-être au travail", Anthropos, 2000


Véronique PAULY, conseil en ressources humaines à EDF, co-auteur de "L’apport de la sociologie à la prise en compte des risques psychosociaux dans l’entreprise" avec J. Viers, Sociologies Pratiques n°16, "Agir en sociologue", avril 2008

Animation

Jacques VIERS, membre du conseil d’administration de l’APSE, ancien chef de projet sur les risques psychosociaux dans le service central santé sécurité d’EDF Gaz de France



Selon une étude du groupe Monster d’avril 2008 , citée par le magazine Sciences Humaines (sept-oct-nov 2008), 52% des salariés français déclarent souffrir de troubles du sommeil dans la nuit du dimanche au lundi. Ce phénomène serait international (les pays nordiques étant moins touchés). Mal-être au travail, « souffrance », malaise, on manque de mots pour qualifier l’enfer que serait devenue la vie au travail.

La littérature des sciences sociales, toutes disciplines confondues, est exubérante, depuis une dizaine d’années, sur le sujet. La presse relate quotidiennement des cas de stress, de harcèlement moral ou de suicides, quelquefois par séries, sur les lieux de travail. De leur côté, les chercheurs en sciences sociales constatent sur leurs terrains une montée des troubles psychosociaux chez les salariés et les médecins du travail sonnent le tocsin : leur cabinet devient un refuge où ceux qui paraissent les plus forts s’écroulent en pleurs. Quant aux cabinets de soutien psychologique, ils prospèrent.

Les causes possibles sont multiples : pression managériale, mobilisation des ressources psycho-affectives des salariés, individualisation des objectifs et de l’évaluation qui brisent les solidarités, éloignement des centres de décision (management matriciel), perte de sens due à la désaffiliation résultant des fusions-acquisitions.

Cependant, il faut se méfier de certaines évidences : ce ne sont pas les cadres, qui se disent les plus stressés des salariés, qui sont emportés les premiers par les maladies cardiovasculaires, mais les ouvriers. La surcharge mentale n’est pas le seul facteur à prendre en compte pour évaluer les risques pathologiques liés au stress.


Comment diagnostiquer le phénomène en entreprise et agir sur cette réalité ?


Deux réponses : celle du sociologue, Marc Loriol, auteur de nombreux ouvrages, notamment sur le stress et le mal-être au travail, et celle de la praticienne, Véronique Pauly, qui fera part de ses interventions concrètes sur les risques psychosociaux dans une grande entreprise.



 
 
Dernière modification : 12/07/2009