Splendeurs et misères du travail

Splendeurs et misères du travail


Alain de Botton

Editions du Mercure de France, 2010



botton


Présentation


Avec ce titre aux accents – volontairement ! – balzaciens, Alain de Botton change de registre et nous surprend une fois de plus. Lui qui, depuis plusieurs livres, tentait de nous apprendre à être plus heureux, se livre ici à une série de reportages, souvent fort réjouissants, sur les conditions de travail dans différents métiers. Cela va de l’élaboration d’un nouveau biscuit – et on ne s’attend pas à ce que cela mobilise autant de personnes pendant si longtemps… –, du lancement d’une fusée Ariane – vraiment passionnant, il faut le dire –, de la journée bien monotone d’un comptable dans une grosse entreprise – surprenante DRH, on le verra –, à une visite qui m’a fait éclater de rire plusieurs fois au salon aéronautique du Bourget. Il y a dix chapitres en tout, chacun consacré à un métier différent.

L’idée de base, c’est de savoir si le travail, au centre de la vie de chacun d’entre nous, correspond aux attentes que nous pouvions avoir à, mettons, seize ans. Au temps de la mondialisation, de l’informatique, du « toujours plus », s’épanouit-on un peu, beaucoup, pas du tout, souvent, rarement dans son métier ? Regardez alors vite le chapitre 4, « Orientation professionnelle », un des plus remarquables de ce livre.





Note critique (François Granier)


« Alain de Botton a choisi d’inscrire son ouvrage dans les pas d’Honoré de Balzac et plus particulièrement de « Splendeurs et misères descourtisanes » qui clôt « La Comédie humaine ». Il se place aussi dans le sillage du journaliste et romancier James Agee et de son ami photographe Walker Evans : co-auteurs de « Louons maintenant les grands hommes », chronique de la vie de métayers d’Alabama lors de la grande dépression des années trente. Lauteur ouvre son propos par une remarque apparemment anodine : « Il y a deux ou trois siècles, nos ancêtres connaissaient l’histoire et l’origine précise de presque chacune des choses peu nombreuses qu’ils consommaient et possédaient, ainsi que des gens et des outils qui les produisaient. Nous sommes maintenant […] déconnectés de la fabrication et de la distribution de nos biens de consommation […] un processus d’aliénation nous a privés de myriades d’occasions d’émerveillement, de gratitude et de sentiment de culpabilité. » (p. 43) Pour nous faire accéder à cette perte qui nous rend de moins en moins humains, Alain de Botton nous conduit dans un voyage planétaire au cœur du travail... »


[Lire la suite PDF]



 
Dernière modification : 22/10/2010